paulevans-design-article-01

PAUL EVANS Design de caractère

Synonyme de modernité dans les années 60, les oeuvres à tendance brutaliste de Paul Evans ont su attirer l’attention de nombreux passionnés de design tout autour du globe. On compte aujourd’hui parmi ceux-ci Lenny Kravitz, sans doute l’un des plus célèbres, collectionneur de pièces signées Paul Evans depuis de nombreuses années. C’est peut-être le rocker himself qui décrit le mieux le travail fascinant du designer américain : « étonnamment beau, étonnamment laid, étonnamment kitsch, et étonnamment sophistiqué ».

paulevans-design-article-02

Un vrai travail d’artiste et de designer, à mi-chemin entre la sculpture et le mobilier, pieds de lampe, consoles, tables, plafonniers, tous réalisés à partir de métal. Il utilise cette matière première tout au long de sa carrière, allant à contre-courant de créateurs qui s'orientaient alors, à ses débuts dans les années 50, vers les matières organiques. Paul Evans, lui, ose marier l’or, l’argent, le cuivre, métaux aux propriétés différentes, donc nécessitant des fours chauffés à différents degrés pour atteindre leur température de fusion. Ses oeuvres imbriquent les métaux les uns dans les autres, prenant parfois la forme de monolithes que l’on croirait être le fruit de forces telluriques. Certaines de ses créations adoptent un style primitif, séduisant par leurs reliefs caverneux, dont l’aspect évoque stalagmites, cratères et roches en fusion, nous entraînant dans une atmosphère de fin du monde.

paulevans-design-article-05

Si la toute première collection de Paul Evans, sobrement intitulée « Brutal », donne le ton d’une oeuvre s’étirant sur trente années, sa carrière a néanmoins connu différentes périodes. Il passe de pièces en bronze sculptées, à une ligne « Argente » au cours des années 70, où l’aluminium tient une place prépondérante, soudé à des surfaces de métal de formes organiques. Il ajoute des miroirs sur des structures solides, aux formes souvent cubiques, rectangulaires, empreintes d’une certaine légèreté onirique. À la fin de sa carrière, la sensibilité de Paul Evans se fait plus « hi-tech », intégrant des éléments électroniques à ses créations. En 1987, il laisse derrière lui des oeuvres intemporelles, considérées aujourd’hui comme des classiques du design américain.

paulevans-design-article-03 paulevans-design-article-04

Lors du PAD 2016, Leclaireur a présenté une sélection de pièces signées de la main du designer américain. À découvrir chez Leclaireur Boissy d'Anglas.