FOB Paris – La preuve par trois

Après plusieurs mois de collaboration, FOB Paris célébrait sa nouvelle collection, investissant LECLAIREUR de la rue Sévigné pour une soirée exceptionnelle. Des installations lumières à la crème des DJs, de la guest-list ultra-select au dance-floor enflammé, tous les ingrédients étaient réunis pour une nuit brulante, au rythme des secondes égrenées fiévreusement. Pour LECLAIREUR, Sari, Laurent et Aurélien reviennent sur une soirée qui a su réchauffer les esprits engourdis par l’hiver.

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LECLAIREUR : Un dance-floor chez LECLAIREUR ?
FOB PARIS Sari: Nous voulions absolument fêter nos trois ans de FOB PARIS et, en même temps, la relation que nous avons récemment tissée avec notre plus beau client, que nous aimons mettre en avant, parce qu’on se retrouve sur beaucoup de choses. Pour nous, ça avait vraiment du sens de faire quelque chose ensemble. Faire ça pendant la fashion week, ça nous a aussi permis de présenter la nouvelle ligne, et c’était vraiment la plus belle des manières de fêter nos trois ans. C’est le store qui représente l’avant-garde mondialement… et plus particulièrement à Paris. Pour une marque de montres, c’est assez atypique de faire ce qu’on a fait, mais déjà la première année, on passait chez LECLAIREUR en se disant “on aimerait bien être vendus là ». Faire une soirée comme celle qu’on a faite, à des années lumière du cocktail de représentation classique, et seulement deux ans après, c’était cool ! On a cherché à créer un évènement qui soit vraiment à la hauteur, qui soit marquant au sein de la Fashion Week. Un élément très important dans notre univers, c’est la musique. Donc on a fait un vrai plateau, avec 3 sets de DJ, plutôt électro-minimal, et un live de Primitive, avec toutes ses machines, au milieu. Le réseau FOB Paris est constitué d’artistes et de créatifs, qu’il s’agisse de vidéo, de photo ou de musique. C’est donc notre cercle parisien, tout un univers de création artistique, en quelque sorte, que nous avons mis en avant.

LECLAIREUR: Vous présentez actuellement 3 gammes de montres. Où en êtes-vous, en termes de création, de conception ?
F: Le début du projet remonte à 2009, et il nous a fallu trois-quatre ans avant de lancer le premier produit. Nous avons appelé notre première collection « Rehab » parce qu’elle offre une dimension assez sombre. En même temps, notre univers d’horloger, très mécanique, très qualitatif, lui apporte beaucoup d’élégance. Le travail sur les matériaux est poussé. Mais le terme « Rehab » nous est aussi venu parce qu’on réhabilitait un produit ancien, la montre de poche, qui était la première source d’inspiration de la marque, et qu’on retrouve dans l’ADN général de FOB Paris, qui mélange vraiment les époques, l’avant-garde très moderne et la tradition horlogère…
Notre prochaine création, la nouvelle ligne qui sort dans quelque mois, sera présentée en avant-première fin mars pendant le salon de Bâle, et viendra enrichir notre collection permanente. Nous avons intégré tous les codes de la maison sur les bracelets, avec notamment un boîtier plus gros, plus compliqué, qui respecte notre univers mais qui l’exprime de manière un peu plus exubérante, un peu plus graphique, un peu plus visuelle. C’est une montre dont la richesse est visible jusque dans les différentes couches du cadran, dans les détails des côtés, sur la couronne etc.
Nous présentons aussi des nouveautés deux fois par an, en alternant l’Homme et la Femme, dans des séries qui communiquent entre elles, et qui permettent de renouveler une partie de la gamme.

L: Quels secrets pouvez-vous révéler sur vos mécanismes horlogers ?
F: Nos montres sont fabriquées à Paris, le mécanisme est japonais, et apparent sur toutes nos montres. Nous l’appelons ‘le mécanisme squelette’ et nous avons cherché le mécanisme le plus joli, le plus fiable, correspondant à notre gamme de prix et nous avons trouvé le produit parfait. Nous allons maintenant, pour notre nouvelle gamme, intervenir visuellement sur le mécanisme.

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L: Vous collaborez à trois… comment se répartit le travail ?
F: En ce qui concerne la direction artistique de la marque, nous travaillons ensemble et tout se fait à trois, des réunions aux points réguliers, des premières esquisses jusqu’au développement. Ensuite, nous communiquons directement avec nos usines et nos fournisseurs pour adapter nos idées et nos prototypes. Il faut compter environ 18 étapes de fabrication, de la conception jusqu’à la montre, et douze mois de travail.

L: Vous êtes vos propres ambassadeurs, donc vous portez vos montres. Lesquelles ont vos faveurs particulières?
F Aurélien: Je porte la manchette Rehab noir mat, une montre noire mat 40mm dont le bracelet est en cuir de vachette italien. C’est le modèle peut-être le plus réprésentatif de la marque aujourd’hui. C’est celui que je préfère parce que c’est le premier modèle avec bracelet pour lequel nous avons associé deux caractéristiques qui nous définissent – un classicisme très moderne et le milieu underground – pour créer un produit très élégant. Cette manchette représente tous les éléments qui nous plaisent dans la marque et qu’on aime dans la vie de tous les jours.
F Laurent: Je porte un de nos tout nouveaux modèles, mais moi aussi, je préfère la noir mat ! Elle a nécessité tellement de développement, d’allers-retours, rencontré tellement de problèmes techniques, avec cette pièce d’ingénierie faite pour recevoir la montre et la stabiliser à l’intérieur du boîtier… Il a fallu travailler sur une découpe qui soit esthétique, puis travailler le cuir pour la première fois, parce qu’avant, on ne faisait pas de bracelet. Nous avons dû faire une dizaine de prototypes très avancés, dix versions différentes avant de valider celle-ci.

L: Lequel de vous trois est ingénieur ?
F: Nous trois ! Des ingénieurs avec un immense intérêt pour le milieu de la création en général. Ce que nous voulions avant tout, c’était créer quelque chose.