COTTWEILER x WOOLMARK – Embarquement immédiat

Leclaireur célébrait tout récemment le prix Woolmark remporté par Cottweiler en janvier dernier, et le lancement de la collection capsule que le duo britannique avait produit pour l’occasion, et que Leclaireur propose en exclusivité à Paris.

Ben Cottrell et Matthew Dainty ont donc investi la rue de Sévigné, oeuvrant autour et avec la scénographie de Arne Quinze.

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D’inspiration militaire, réalisée en laine de mérinos, la collection capsule Cottweiler s’éloigne des tissus techniques que la marque a utilisé jusqu’ici, notamment dans la collection automne-hiver 2017. Les propriétés techniques de la laine de mérinos naturelle permettent au vêtement de respirer, tout en protégeant de l’eau et du vent.

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Leur installation, que quelques happy fews, fans, amis et journalistes ont pu découvrir, recréait la tension des départs imminents, des décollages à venir, des voyages qui permettent de tout laisser derrière soi, dans une atmosphère joyeusement électrique.

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Finalement, que change le Prix Woolmark à une carrière ? Et comment aborder une première présentation à Paris ? Leclaireur a posé la question à ce duo de boys next door, entre deux passages sous le portique de sécurité improvisé. Attachez vos ceintures.

Félicitations pour ce prix! Nous sommes heureux de présenter votre collection à Paris, plusieurs mois après le Woolmark Prize. C’est un très beau défi.

Pour nous aussi ! C’est la première fois que l’opportunité de rencontrer les gens qui nous suivent, et de faire quelque chose à Paris, en dehors de la Fashion Week de Londres, se présente. On peut se concentrer là-dessus, rencontrer des gens, tisser des liens. C’est très important pour nous. A Londres, notre réseau est suffisamment large pour nous permettre de créer un évènement facilement. Quand on sort de sa zone de confort, on sait jamais ce qui peut arriver. Quand nous sommes venus visiter la boutique, à la période où on nous a proposé cet évènement, il était vraiment intéressant pour nous de voir comment l’espace était aménagé, pensé, sur le plan créatif, pour voir comment nous pouvions être complémentaires, comment ajouter notre propre monde au vôtre, tout en préservant l’identité de Leclaireur bien-sûr. Il y a toujours là un vrai défi.
Voir autant de personnes ici nous rend plutôt confiant quant à notre présence à Paris, et nous permet d’imaginer un show Cottweiler à Paris, peut-être…

Est-ce la force du Woolmark Prize que d’offrir pareille exposition à travers l’Europe ?

Nous en avions grandement sous-estimé les retombées. En présentant le show en janvier dernier, on ne pensait pas du tout remporter le concours. Pas par manque de confiance, mais parce que le niveau des concurrents est incroyable. La décision des juges est souvent imprévisible. Nous avons toujours été… des outsiders dans ce genre de concours, en quelque sorte. Remporter le prix à Paris était quelque chose d’extraordinaire pour nous. Et la presse ! Le lendemain matin, dès le petit-déjeuner, nos téléphones n’arrêtaient pas de sonner : Vogue Russia, GQ, Esquire, des magazines lus dans le monde entier, et dans lesquels nous n’avions jamais été publiés. On a pris conscience de l’échelle, de la portée mondiale que le Woolmark prize nous offrait. Depuis, et encore aujourd’hui, on a grandi, notamment grâce à la campagne marketing, à la publicité. Woolmark a fait beaucoup pour nous.

Qu’est-ce qui a changé pour vous, depuis ?

L’autre grand changement, pour nous, c’est de voir les gens acheter et porter notre travail sur les réseaux sociaux. Ben et moi créons l’un pour l’autre. A la fin de la journée, on est juste des types normaux. Les gens qui achètent nos vêtements sont comme nous. L’impact est différent de celui produit par un article dans un magazine le jour après le défilé – dont on prend quand même toute la mesure. Rencontrer les clients, ceux qui achètent nos vêtements, les voir les porter, les partager, est quelque chose de vraiment satisfaisant.